Alors je zappe. Comme ça. Et pouf, je tombe sur Arte qui diffuse (chose assez rare pour être signalée) du théâtre. Je m'arrête dessus je ne saurais dire pourquoi. Je reconnais un comédien (dont le nom ne me revient pas) et puis la mise en scène m'intrigue. Des tables immenses recouvertes de nappes frappées de l'emblème hitlérien. Tous sont costumés en officiers de la Wehrmacht ou de la Gestapo.
Tiens, je reconnais encore un acteur que j'ai déjà vu quelque part. Impossible de me souvenir où.
Le titre ? Du cristal à la fumée*.
Sur les tables, des pancartes du genre de celles qu'on vous exhorte à placer devant vous lorsque le professeur est incapable de se rappeler votre prénom (ou bien qu'il compte juste rester un jour ou deux et ne veut pas s'embarrasser à retenir quoique ce soit) indiquent les noms des plus"" illustres"" dignitaires du régime d'Hitler.
Et puis paf, le type là bas au fond, ce serait ti pas William Mesguich par hasard ?
Ni une ni deux, je saute sur le résumé. Bernard Pierre Donnadieu ! Ha le voilà le premier dont le nom m'échappait, Féodor Atkine (haaaaaaaaaaaa la voix de Hugo Weaving, j'aiiiiiiiiiiime), et ça me revient, le second acteur est celui qui jouait dans Musée Haut, Musée Bas (Sulki ou Sulku me souviens plus).
Et la mise en scène est assurée paaaaaaaaaaar.....je vous le donne en mille..... Daniel Mesguich.
C'est fini je peux plus décrocher. Au scours ! Le pire c'est que j'ai manqué les trois quarts et que ça me fout en boule.
POURQUOI FAUT IL QUE LES FILMS STUPIDES TOMBENT EN MEME TEMPS QUE LES PIECES DE THEATRE DE FOU ??!!!
Je regarde la fin. J'aime le clin d'oeil à Chaplin quand un des généraux se prend à soulever le planisphère pour jouer avec et se fait rappeler à l'ordre.
J'aime l'idée du texte en main qui donne la distance nécessaire pour aborder un texte souvent violent et incisif. J'aime voir W. Mesguich dans un autre rôle (qui va loin avouez le) que celui de Pascal (cf review). Et pis la mise en scène avec ces miroirs déformants, les tables, ces rideaux qui cadrent le tout, je le redis, ça me renvoie à un tableau (une peinture, môssieur Stéphane Pardonpardonexcusezmoions'ecoute"), oui comme pour le Dom Juan vu il y a 6 ans (putain déjà).
La fin est intense. La voix off de Daniel Mesguich met un point final aux vies des personnages, un peu comme dans un film qui touche à l'Histoire ou un documentaire. Dans la salle, les gens semblent touchés, un peu abasourdis. On les comprend.
Mais fais chier, j'ai raté tout le reste. Et le pompon, PAS DE REDIFFUSION !!! *pleure* Alors les films débiles ont le droit d'être rediffusés à loisir...et pas le théâtre.... J'vais me plaindre à Arte. Parce que franchement ça me déçoit.
J'ai terminé cet aperçu complètement essoufflée. C'est normal, le théâtre m'a toujours porté aux portes de l'extase. Même une demi heure.
Mais putain, qu'est ce que ça m'énerve d'avoir tout raté. Vous pouvez même pas imaginer à quel point.
*de Jacques Attali



















ais rangé. Et puis je les extirpe de leur cachette, je souffle dessus, je m'étouffe avec la poussière. 
